Sega Japon vient de réagir par un communiqué de presse, repris en particulier par le journal Mainichi Shimbun. Sega n'a plus les droits du site www.dreamcast.com et un petit malin en a profité. Il n'empêche que l'utilisation frauduleuse du nom de la dernière console de Sega devrait entraîner des poursuites judiciaires. Et oui, ça va mal se terminer.
L'amour rend aveugle et nombreux sont ceux qui ont voulu y croire, ce qui se comprend en soi. Pourtant, ce site "officiel" avait tous les contours du gros fake mal déguisé. L'onglet "Google" présent sur cette page ne s'est jamais vu sur un site officiel Sega digne de ce nom. Le lien "Sega Direct", vers quelques produits DC de cette boutique en ligne, était légèrement tiré par les cheveux pour convaincre.On pouvait y trouver aussi un lien vers le site de Sega Japon mais l'inverse n'était pas vrai. Troublant, non? Sans oublier que l'inscription était entièrement en langue anglaise, une habitude que les japonais n'ont jamais pris pour ce genre d'opérations, même si on préfèrerait que ce soit comme ça. C'était en tout cas largement suffisant pour semer le trouble et rester prudent.
Et puis n'oublions pas que Sega avait déjà connu un précédent il y a de cela quelque temps. C'était pour le site Shenmue.com et de la même façon Sega n'avait pas renouvelé les droits et une tierce personne en avait profité pour utiliser le site laissé à l'abandon. Ce dernier était allé jusqu'à faire une MAJ de la date du Copyright qui allait jusqu'en 2006 au lieu de 2001. Cette affaire avait créé un peu le même buzz qu'aujourd'hui et les mêmes ennuis pour la personne qui s'y était aventuré.
Les éléments pour rester prudents étaient donc nombreux et ça n'a pas empêché des sites webs, et pas des moindres (même parmi la communauté Sega de par le monde), de relayer cette "info" comme si elle était véridique et de vous inviter à lâcher votre adresse e-mail. Une attitude douteuse, sans le moindre recul, qui leur vaut un beau carton rouge.

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