Last Bronx,
test Saturn
Alors que la série des Virtua Fighter en est déjà à son 5ème épisode, d'autres jeux de combat de Sega n'ont pas eu cette chance : si Fighting Vipers a quand même eu une suite, ce n'est pas le cas de Last Bronx. Pourtant le jeu n'est pas dénué de qualités.
Tokyo, de nos jours, voire dans un futur très proche. La ville sert de terrain de jeu à plusieurs bandes organisées, dont les membres se mettent sur la tronche régulièrement. Les leaders de huit d'entre elles, les plus forts et les plus influents, sont un jour conviés à un tournoi par une organisation nommée Redrum Intrigués et assoiffés de combat, ils acceptent. Après tout, ils ont tous un compte à régler avec au moins un de leurs adversaires. Et Yoko, le leader des G-Troops, compte bien profiter de l'occasion pour enquêter sur la disparition de son frère.
Last Bronx est une conversion du système Model 2
Last Bronx est donc un jeu de combat en 3D qui serait tout à fait classique s'il n'introduisait pas l'usage d'armes. Mais ici point de sabres ou autres épées, dans Last Bronx on fait plutôt dans le contentant : tonfas, nunchakus, baton, etc. Chaque combattant utilise une arme qui lui est propre et a une influence déterminante sur son style : Joe et son nunchaku sont bien plus rapides que Zaimoku et sa masse en bois, par exemple.
Le soin apporté à la palette de coups des personnages, et à la physique qui en découle, fait tout le sel de Last Bronx. A tel point qu'on pourrait presque parler de simulation de combat. En effet, les coups font très, très mal, certains retirant jusqu'à la moitié de la barre de vie, et ça se comprend aisément quand on les voit exécutés. L'animation, tout en motion capture, participe également à cette impression : les personnages subissent une inertie qui correspond à leur arme. Mettre un coup dans le vent avec des saïs ne porte pas trop à conséquences, mais si vous ratez un coup de baton, apprêtez vous à être puni !
Le jeu reprend le système PKG (Punch Kick Guard) de Virtua Fighter, en ajoutant un bouton pour faire une roulade en direction de l'adversaire. Elle permet d'esquiver la plupart des coups hauts tout en se rapprochant, et permet d'enchainer avec une projection, mais comme pour tous les autres coups, elle ne doit pas être utilisée à la légère.
La palette de coups n'est pas très étendue (une grosse vingtaine d'attaques par perso), mais les projections sont plutôt nombreuses (au moins 4 par personnage) et l'accent est porté sur les feintes et les enchainements : chaque attaque peut être interrompue en appuyant sur la garde, ce qui permet de réaliser des combos (y compris aériens) dévastateurs. Mais à cause de l'inertie, le timing est extrêmement serré et cela requiert pas mal d'entrainement.
La version Saturn propose, en plus du mode Arcade, un mode... Saturn qui propose un enchaînement des combats différent. Si, dans le mode Arcade, le dernier adversaire est invariablement Red Eye, dans le mode Saturn il dépendra de votre perso. Par exemple, Yusaku affrontera Joe. On a aussi droit dans ce mode à de courtes cinématiques en dessin animé. La version japonaise proposait en plus un deuxième CD réservé à l'entrainement, avec des vidéos explicatives, mais il n'a pas atteint nos frontières. Trop gros travail d'adaptation sûrement.
Conversion réalisé par la team AM#3
La modélisation 3D des personnages comme des décors a dont un peu vieilli, mais le chara-design est quand même très bon, et l'ensemble reste correct. Les décors se situent tous en environnement urbain, souvent de nuit, et proposent des arènes closes, mais sans Ring Out. L'animation est exemplaire bien qu'un peu lente, ce qui rend les combats un peu poussifs au premier abord. Mais avec de la pratique on arrive bien mieux à enchainer et l'action est bien plus fluide, même si on n'atteint jamais la nervosité d'un Fighting Vipers.
Les musiques, un peu jazzy (à la City Hunter), participent à l'atmosphère du jeu. Mais surtout ce sont les bruitages et les voix qui font le plus gros du boulot : les armes claquent fort et on ressent vraiment la brutalité des coups, et les personnages crient à tout-va. Mention spéciale à Joe et à ses râles dignes de Vegeta !
Le jeu est loin d'être facile, même dans le mode de difficulté Easy, et il faudra pas mal d'acharnement pour le retourner dans tous les sens. On peut regretter l'absence d'un mode Survival, mais de toute façon c'est à deux qu'on s'amuse le plus dans un jeu de combat, et là , pas de problème. Cependant sa technicité le réserve à un public averti : Last Bronx est un jeu exigeant, vous aurez été prévenus !
Auteur : Shenron | Correction : Bogey Jammer